Nous sommes beaucoup

Le lendemain de l’arrivée de la marche à la préfecture, deux messages sur le portable.

Celui de Hussein :

« Je vais bien. Le monsieur de la préfecture est seul et nous sommes beaucoup. »

 

Et celui de Laetitia :

« Au bout de la marche, la ville de Gap et la porte close du préfet.

Une belle manif qui rend l’hospitalité joyeuse et possible.

500 personnes rassemblées autour des marcheurs.

Le rendez-vous est pris avec le préfet vendredi, nous serons nombreux pour lui montrer que l’accueil haut-alpin n’est plus à démontrer.

Sur le parvis de la préfecture, tard dans la nuit il y a eu des palabres.

Occuper l’espace public. Monter un campement et proposer aux mineurs isolés que n’accueille plus le département des lieux de vie et de partage…

… ou repartir à Briançon, reprendre des forces, continuer d’accueillir, vivre la frontière au quotidien et plaider sans relâche pour l’application du droit d’asile.

Liberté chérie. »

Elle ajoute :

« C’était plutôt apaisant de repartir à la nuit tombée. »